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L’entreprise RIVIERE, un maillon clé dans la valorisation de la noix

décembre, 8, 2015

Que serait notre célèbre noix, si la filière nucicole ne diposait pas d’une véritable force de frappe, technique et commerciale, pour assurer sa mise en marché selon les plus hauts standards de qualité, de traçabilité mais aussi de délais? Car si cultiver les noyeraies selon la tradition et les règles de l’art est une étape décisive pour récolter les meilleurs fruits, assurer la commercialisation de la production de l’année en est une autre, tout aussi essentielle, pour consolider l’économie de la filière.

Assurant l’interface entre les producteurs et les consommateurs, l’entreprise RIVIERE est donc l’un des maillons clé de l’activité nucicole qui, bon an, mal an, dope toute l’économie locale grâce aux quelques 70 millions d’euros de chiffres d’affaires que la filière génère sur l’ensemble de l’AOP Noix de Grenoble!

En pénétrant sur le site des établissements RIVIERE, route de Gérifondière, l’immensité des halls et des espaces frappe d’emblée. Implantée sur 2 hectares l’entreprise dispose de 8000 m² de surfaces couvertes abritant toutes les installations nécessaires à la mise en marché des noix fraîches, sèches et cerneaux. « En 2004, quittant Coublevie, nous nous sommes implantés à Vinay, au cœur de l’appellation d’origine protégée pour nous rapprocher des producteurs et bénéficier de l’accessibilité exceptionnelle qu’offrent l’autoroute et l’échangeur, tout proche. Quand à nos infrastructures, elles ont été dimensionnées pour que nous puissions absorber l’ensemble des flux au plus fort de notre activité. Après une extension de 2000 m² réalisée en 2006, nous sommes aujourd’hui de nouveau quelques peu à l’étroit. Nous préparons donc un nouvel agrandissement pour répondre à l’évolution du marché et des comportements d’achat des consommateurs », explique Alain RIVIERE qui garde également un œil attentif sur l’établissement du Périgord, autre pays de la noix.

La saisonnalité est incontestablement la marque de l’activité de l’entreprise qui commercialise chaque année de l’ordre de 2500 tonnes de noix achetées auprès de 500 producteurs locaux. Si l’entreprise connaît une grande effervescence sur les 4 derniers mois de l’année, l’activité s’échelonne sur 7 mois. Arnaud RIVIERE, en charge de la qualité et de la logistique dans l’entreprise familiale, précise : « les producteurs livrent leurs noix à partir de la mi-septembre. Nous devons alors faire preuve d’une très grande réactivité pour traiter et expédier les noix fraîches qui ne peuvent attendre. Quant aux noix sèches, le cycle de vente s’est beaucoup allongé ces dernières années. Le stock qui était quasiment écoulé à Noël doit aujourd’hui répondre à une demande qui se maintient jusqu’à la fin du printemps. On a donc dû s’adapter et créer des conditions de stockage optimales pour que la qualité des noix soit préservée. »

La qualité, un maître mot dans cette entreprise qui exporte à 80% de la production, essentiellement vers l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne, auprès d’acteurs de la grande distributions très exigeants. Ainsi l’entreprise qui bénéficie depuis 2008 de la certification IFS, véritable sésame vers ces marchés, investit très régulièrement pour valoriser la qualité. Sécurité, traçabilité, mais aussi infrastructures de séchage, de conservation basse température et lignes de conditionnement des différentes gammes…

Ce rythme saisonnier occasionne d’importantes variations dans les effectifs selon les périodes. Si le cœur de l’équipe est constituée de 7 personnes, présentes toute l’année, de 15 à 30 saisonniers viennent lui prêter main-forte au plus fort de l’activité. Les périodes creuses étant mises à profit pour assurer la maintenance du parc des machines, nettoyer de fond en comble l’ensemble des ateliers. C’est la condition pour faire face au rush de l’automne sans rien sacrifier à la qualité et à la fiabilité. Ainsi, chez RIVIERE, même en période creuse, le calme n’est que d’apparence!

                                                                                                                Article extrait « Les Echos du Tréry – n°27 » – juillet 2015